Adresse de loopback

    Adresse qui désigne toujours l'hôte local et ne quitte jamais la machine — `127.0.0.1` en IPv4 et `::1` en IPv6.

    Une adresse de loopback renvoie vers l'hôte local. La pile TCP/IP court-circuite les paquets qui lui sont envoyés via l'interface virtuelle de loopback (lo sous Linux, lo0 sous BSD et macOS), si bien qu'ils ne touchent jamais une carte réseau physique ni un câble. IPv4 réserve l'intégralité du bloc 127.0.0.0/8 à cet usage ; par convention les applications utilisent 127.0.0.1, mais toute adresse de cette plage résout vers le même hôte. IPv6 est plus strict et réserve une unique adresse, ::1/128.

    La loopback est le moyen standard de lier des services qui ne doivent pas être joignables depuis le réseau — une base de données locale, un serveur de développement, une interface d'administration — en écoutant sur 127.0.0.1 (ou ::1) plutôt que sur 0.0.0.0/::. Le nom d'hôte localhost est rattaché à ces adresses via le fichier hosts de chaque système d'exploitation.

    C'est aussi un diagnostic de base. Un ping réussi vers 127.0.0.1 ou ::1 confirme que la pile IP elle-même fonctionne ; un échec pointe vers la couche réseau de l'OS plutôt que vers la carte, le câble ou un hôte distant. Comme le trafic de loopback n'entre jamais dans la table de routage, un traceroute vers une adresse de loopback revient immédiatement avec zéro saut.

    Points clés

    • IPv4 : tout 127.0.0.0/8 réservé ; 127.0.0.1 par convention
    • IPv6 : adresse unique ::1/128
    • Gérée par l'interface de loopback ; le trafic n'atteint jamais de NIC physique
    • localhost résout vers la loopback via le fichier hosts du système
    • Lier un service à la loopback empêche son exposition réseau
    • Un ping réussi vers la loopback prouve que la pile IP locale fonctionne

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